Anatomo Pathologie

Maladies et symptômes

Hépatites

hepatiteLes hépatites peuvent être aiguës ou chroniques et provoquer un ictère (jaunisse).

Les hépatites se manifestent le plus souvent par une élévation des enzymes du foie (transaminases)

Les causes sont multiples :  médicamenteuses, virales, dysmétaboliques (diabète, obésité), alcooliques, plus rarement auto immunes.

Les examens complémentaires : biologiques, imagerie et parfois biopsie hépatique permettent d’en faire le diagnostic et proposer le traitement adapté notamment l’arrêt immédiat du médicament potentiellement toxique.

Tumeurs de l’oesophage

rgoLes tumeurs œsophagiennes peuvent être bénignes ou malignes.

L’étude ce ces tumeurs se fait par écho-endoscopie digestive.

Les tumeurs bénignes peuvent se développer dans l’épaisseur de la paroi de l’œsophage, à partir de différents composants (léiomyome, schwanome). Elles peuvent également correspondre à des kystes (kyste bronchogénique). On décide d’intervenir en fonction de leur taille, de la gène qu’elles occasionnent ou lorsqu’il existe une incertitude sur un  cancer. Dans les autres cas, une simple surveillance est préconisée.

Les tumeurs malignes correspondent à des cancers dont la gravité dépend de leur nature (adénocarcinome, carcinome épidermoïde ou GIST). Le traitement est décidé en RCP de cancérologie et adapté à chaque patient, en fonction de la nature de la lésion, de l’extension de la lésion et des possibilités de chirurgie de l’oesophage.

Ulcère

Un ulcère digestif correspond à une plaie de la muqueuse digestive, c’est-à-dire du revêtement du tube digestif.
Les ulcères les plus fréquents sont ceux celui de l’estomac et du duodénum, mais tous les segments du tube digestifs peuvent être touchés.
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Pour mettre en évidence un ulcère, il faut le plus souvent réaliser un examen endoscopique, c’est-à-dire une fibroscopie ou une coloscopie.
Les ulcères bénins se traitent par différents traitements en fonction de leur localisation.

Dans certains cas, les ulcères peuvent se compliquer de saignements ou de perforation nécessitant alors une prise en charge en urgences. Certains ulcères peuvent également correspondre à des cancers. Les biopsies faites pendant l’examen endoscopique permettent  de faire le diagnostic.

 

Gastrite à hélicobacter pylori

Il s’agit d’une inflammation de la paroi de l’estomac par une bactérie, Helicobacter pylori, responsable également des ulcères. Les symptômes peuvent être des douleurs gastriques, des nausées, des difficultés alimentaires. Son diagnostic se fait lors d’une fibroscopie oeso-gastroduodénale avec des biopsies de la paroi gastrique. Le traitement repose sur un traitement anti-acide (inhibiteurs de la pompe à protons ou IPP) et un traitement comportant plusieurs antibiotiques en association pendant 10 jours.

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Tumeurs de l’estomac

Les tumeurs gastriques peuvent se révéler par des douleurs, des difficultés alimentaires, des vomissements ou un saignement dans les selles ou les vomissements. Le diagnostic est fait lors de la fibroscopie oeso-gastro-duodénale qui voit le plus souvent un ulcère irrégulier et permet de faire des biopsies qui confirment qu’il s’agit d’une tumeur. Le bilan comporte ensuite un scanner et parfois un PETscan et/ou une écho-endoscopie. Selon le stade de la tumeur, le traitement repose sur la chimiothérapie et/ou la chirurgie décidé en RCP.

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Tumeurs des voies biliaires

Les tumeurs des voies biliaires se révèlent le plus souvent par une jaunisse (ictère), parfois associée à de la fièvre. Pour faire le diagnostic, on réalise un scanner, une IRM des voies biliaires (cholangio-IRM) et le plus souvent une écho-endoscopie et une CPRE qui permettent de localiser précisément la tumeur et de faire des prélèvements (ponction, brossage) qui confirment qu’il s’agit d’une tumeur. Le traitement repose, selon le stade, sur la chirurgie, la chimiothérapie et/ou la mise en place d’une prothèse lors de la CPRE pour déboucher les voies biliaires.

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Tumeurs du pancréas

Les tumeurs pancréatiques se révèlent, souvent tardivement, par des douleurs abdominales, une fatigue, un amaigrissement, parfois une jaunisse (ictère) ou l’apparition d’un diabète. Le bilan réalisé comporte un scanner et une biopsie de la lésion pour confirmer sa nature tumorale, soit par ponction sous écho-endoscopie soit sous scanner. Le traitement varie suivant le stade et peut comporter de la chimiothérapie, de la chirurgie et la mise en place d’une prothèse biliaire au cours d’une CPRE.
Le type de traitement est décidé en RCP de cancérologie.

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Cirrhoses

hepatiteLes cirrhoses sont dues dans la majorité des cas à une consommation excessive d’alcool ou à une hépatite virale chronique. Le diagnostic est fait sur des anomalies biologiques,  à l’imagerie et à l’endoscopie dans l’œsophage et l’estomac.

L’évolution peut être grave marquée par des complications : hémorragie digestive par rupture de varices oesophagiennes, traitée  par une endoscopie en urgence , ascite traitée par diurétiques et ponction d’ascite, troubles neurologiques, cancer du foie (chirurgie/chimiothérapie). Il est rarement possible de recourir à une transplantation hépatique .

Tumeurs du foie

Il faut distinguer les tumeurs bénignes des tumeurs malignes. Cette distinction se fait par le contexte (antécédent du patient, symptômes, mode de révélation de la maladie), les examens radiologiques (échographie, scanner, IRM) et en cas de nécessité (notamment en cas de doute diagnostic) par la biopsie de la tumeur.
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Les tumeurs bénignes sont principalement représentées par :
- Les kystes
- Les adénomes
- Les angiomes
- Les hyperplasies nodulaires focales

Lorsque le diagnostic est certain dans la majorité des cas aucun traitement n’est recommandé en raison de l’absence d’évolutivité de la lésion.
Les tumeurs bénignes sont :
- les tumeurs primitives avec principalement le carcinome hépatocellulaire, tumeur se développant préférentiellement chez un patient porteur d’une cirrhose.
- les tumeurs secondaires. Il s’agit de métastases d’une tumeur localisée sur un autre.

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Cancer du côlon

cancer-colonLe cancer colorectal est très fréquent en France, il est le deuxième cancer le plus fréquent chez la femme et le troisième chez l’homme. Le taux de mortalité du cancer colorectal a diminué de 21% en 20 ans. Cette tendance favorable de la mortalité résulte des progrès réalisés dans la détection de la maladie grâce à un diagnostic plus précoce, à l’amélioration de la prise en charge thérapeutique et à une diminution de la mortalité opératoire.

Les symptômes d’alerte sont : présence de sang dans les selles, douleurs abdominales, modification du transit intestinal, anémie, amaigrissement, fatigue.

On peut le dépister en faisant une coloscopie (parfois après avoir fait un test Hemoccult®). La coloscopie permet d’enlever des polypes, qui sont des lésions précancéreuses, au fur et à mesure qu’ils apparaissent. Parfois on fait des coloscopies virtuelles.

La coloscopie permet de faire le diagnostic histologique du cancer.

On décide du traitement en réunion de concertation pluridisciplinaire. Le bilan comprend  entre autres, un scanner, parfois un Petscan.

Le traitement du cancer du côlon peut être endoscopique (mucosectomie, polypectomie) à des stades très précoces ou, dans la grande majorité des cas,  nécessiter une chirurgie du côlon. Parfois il est nécessaire de faire une chimiothérapie.
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Cancer du rectum

cancer-rectumLe cancer colorectal est très fréquent en France, il est le deuxième cancer le plus fréquent chez la femme et le troisième chez l’homme. Le taux de mortalité du cancer colorectal a diminué de 21% en 20 ans. Cette tendance favorable de la mortalité résulte des progrès réalisés dans la détection de la maladie grâce à un diagnostic plus précoce, à l’amélioration de la prise en charge thérapeutique et à une diminution de la mortalité opératoire.

Les symptômes d’alerte sont : présence de sang dans les selles, douleurs abdominales, modification du transit intestinal, anémie, amaigrissement, fatigue.

On peut le dépister en faisant une coloscopie  (parfois après avoir fait un test Hemoccult ®). La coloscopie permet d’enlever des polypes, qui sont des lésions précancéreuses, au fur et à mesure qu’ils apparaissent. Parfois on fait des coloscopies virtuelles.

La coloscopie permet de faire le diagnostic histologique du cancer.

Le cancer du rectum peut être parfois  enlevé au cours d’une coloscopie (mucosectomie) mais nécessite, dans la grande majorité des cas, une chirurgie du rectum.

On décide du traitement en réunion de concertation pluridisciplinaire. Le bilan comprend, entre autres, un scanner, une IRM  pelvienne de diffusion, une Echo-endoscopie basse et parfois un Petscan.
Un traitement radiothérapie et/ou chimiothérapie peut être nécessaire.

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Maladies inflammatoires

Les maladies inflammatoires de l’instestin (MICI), sont des maladies chroniques qui touchent le côlon et/ou tout le tube digestif jusqu’à l’anus et qui entrainent une inflammation chronique de ces derniers.

On en distingue deux types principaux, la maladie de Crohn et la rectocolite hémorragique (RCH). Le diagnostic est fait grâce à une coloscopie ou une Fibroscopie et parfois grâce à  une vidéocapsule de l’intestin grêle ou encore une entro-IRM.

Le traitement peut parfois nécessiter une chirurgie du côlon ou de l’intestin grêle et parfois de l’anus. On peut aussi avoir recours à des traitements anti TNF alpha qui peuvent se faire en hospitalisation de très courte durée.

Nous décidons de tous les traitements en réunion de concertation pluridisciplinaire MICI.

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Tumeurs neuroendocrines

Les tumeurs neuro-endocrines (TNE) correspondent à un groupe de tumeurs caractérisées par leur capacité à sécréter des hormones. Lorsqu’elles sont digestives, elles peuvent se développer  sur l’ensemble du tube digestif mais aussi dans la pancréas .

On en fait le diagnostic en endoscopie à l’aide de biopsies ou par ponction du pancréas  en Echo endoscopie ou encore par ponction sous scanner. Ces tumeurs sont rares, elles peuvent être traitées par endoscopie par  chirurgie  et /ou chimiothérapie.

Le type de traitement  est déterminé en réunion de concertation pluridisciplinaire.

Cancer de l’anus

Les tumeurs de l’anus peuvent être bénignes (polypes, condylomes) ou malignes (carcinome épidermoïde). Elles se manifestent par une gêne voire une douleur, un saignement (rectorragie), une induration au toucher. L’examen clinique nécessite une anuscopie qui peut se faire lors de la consultation, avec éventuellement réalisation de biopsies. Le traitement est chirurgical par voie endoanale dans la majorité des lésions bénignes. Le traitement des tumeurs malignes repose essentiellement sur la radiothérapie.