Hépato-Gastroentérologie proctologie et endoscopie digestive

Les endoscopies

Coloscopie

Le patient la redoute, son médecin traitant ne la lui conseille pas de gaité de cœur,  la coloscopie est affublée d’une mauvaise réputation dont elle peine à se débarrasser.  Certes, encore récemment, la coloscopie était une épreuve. Maintenant, l’examen et son environnement ont su faire des progrès notables, rendant l’examen bien plus aisé.

coloscopie

  •  Le côlon doit avoir été préalablement vidé grâce à une préparation absorbée dans les heures précédant l’examen. La préparation colique est redoutée, elle s’est pourtant simplifiée et le gout s’est amélioré. De nouveaux produits sont apparus, de plus petit volume, bien meilleurs en saveur, complétés par l’absorption de 2 à 3 litres de boissons claires. Les préparations mal tolérées ou vomies, c’est fini !
  • Plusieurs « virages » au niveau du sigmoïde, des angles droits et gauche du côlon rendent l’examen douloureux chez une majorité des personnes. De ce fait, la coloscopie est généralement réalisée sous anesthésie en ambulatoire, au cours de quelques heures d’hospitalisation.  Le jour de l’examen, tout s’enchaîne vite. Arrivée de 30 à 60 minutes avant, bloc endoscopie pour un examen d’une vingtaine de minutes, un anesthésiste présent en permanence, passage en salle de réveil. Puis, dès le retour dans la chambre, un repas est servi, et le contrôle par l’infirmière des éléments cliniques de sortie autorise un départ accompagné.
  • Pour les indications de la coloscopie, les gastroentérologues de l’HPA se conforment aux recommandations de la  société savante. Tout d’abord, mais pas seulement, la coloscopie concerne des patients présentant  des symptômes anormaux inhabituels (douleurs, changement de transit intestinal,  saignements ) particulièrement au delà de 45 ans. Des patients sans aucun symptôme sont concernés aussi, en cas d’antécédent familial de polype ou de cancer du côlon.  Enfin, l’ensemble de la population française de 50 à 74 ans se voit proposer tous les 2 ans un test de recherche de sang microscopique dans les selles (le test OC-sensor®), dont la positivité doit faire réaliser une coloscopie.
  • coloscopieQue représentent  les contraintes de la coloscopie, quand on est convaincu que cet examen dans ses bonnes indications, selon les risques du patient, et avec un rythme adapté est un examen d’importance dans la prévention du cancer colique.  Environ dans 1 examen sur 3, un polype est retiré. Sachant que tout cancer est issu d’un polype bénin à l’origine,  Il est démontré que l’ablation d’un polype bénin chez une personne divise par deux son risque de mourir d’un cancer colique.
  • Plus rarement, la coloscopie  diagnostique une  maladie inflammatoire de l’intestin.
  • Enfin, souvent, des diverticules sont vus lors de l’examen colique. Beaucoup de gens ignorent qu’ils ont des diverticules, et ne seront jamais gênés. Peu d’entre eux développeront un jour une infection de quelques diverticules dénommée diverticulite susceptible de conduire à une intervention chirurgicale.
  • Pour en savoir plus (SFED)

Fibroscopie gastrique

  • fibro-petiteCet examen est indiqué en cas de douleurs, brûlures,  reflux gastro œsophagien, difficultés à avaler, ou à digérer. Le patient est allongé sur le côté gauche, et un anneau est posé entre les dents  de manière à passer le tube qui est fragile
  • L’estomac doit être vide. La seule préparation est d’être à jeûn d’au moins 6 heures (ni manger, ni  boire, ni fumer)
  • L’examen n’est pas douloureux, mais désagréable, le passage du tube dans la gorge induisant une sensation de nausée. Selon l’anxiété et le désir du patient, l’examen peut être réalisé avec une anesthésie de la bouche et de la gorge, ou bien sous anesthésie générale, ce qui nécessitera une hospitalisation ambulatoire de quelques heures, et un retour accompagné après l’examen.
  • La fibroscopie dépiste de nombreuses anomalies, généralement bénignes, et accessibles à un traitement médical :  ulcères, gastrites, hernie hiatale, oesophagite. Des prélèvements (biopsies) sont pratiquées, et recherchent notamment la présence dans la muqueuse gastrique d’une bactérie dénommée helicobacter pylori, qui sera traitée par l’administration d’antibiotiques durant 10 jours.

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Vidéo capsule du grêle

Cet examen mis au point au début des années 2000 est devenu l’examen de référence de l’exploration de l’intestin grêle.

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La capsule endoscopique, d’une taille de 11 X 26 mm, d’un poids de 3.7 g, contient un capteur d’images, 2 batteries et une source d’éclairage. Pendant le trajet de la capsule celle ci envoie les images vers un enregistreur porté à la taille du patient. Les images sont prises à une vitesse de 2 par seconde.

Le patient se présente à jeun le jour de l’examen. Avant l’ingestion de la capsule une ceinture où sont inclus des capteurs est installée autour de l’abdomen du patient, la ceinture est ensuite fixée à un enregistreur. Une fois le dispositif en place le patient ingère la capsule avec une gorgée d’eau et peut ensuite repartir et passer une journée normale. Il est possible de boire 2 heures après l’ingestion de la capsule et de faire un repas léger 4 heures après.

En général, la capsule est programmée pour une durée de 7 à 8 heures.
A son retour le patient remet la ceinture avec l’enregistreur, la batterie et l’ensemble des capteurs. L’enregistreur est ensuite relié à un ordinateur permettant la conversion des informations en image (60 000 images sont ainsi restituées), le siège des lésions étant déterminé grâce à un logiciel de repérage topographique. La lecture du film par le médecin dure entre 45 mn et 1h30, cette durée diminuant avec l’expérience.

L’indication formelle retenue et ayant fait l’objet de nombreuses études et publications sont les anémies causées par un saignement digestif inexpliqué (après fibroscopie et coloscopie normales).

Mucosectomie

L’ablation de certains polypes du tube digestif, nécessite souvent une technique particulière appelée mucosectomie.  Cela concerne les polypes sessiles ou plans c’est à dire ayant peu de relief.

On injecte à l’aide d’une aiguille un liquide dans la muqueuse (la couche superficielle) qui va gonfler le polype et lui donner du relief permettant ensuite de le couper avec une anse et de l’enlever.

Cette technique est indispensable car elle limite considérablement le risque de perforation. On la pratique régulièrement au cours des coloscopies ou fibroscopies. On peut le faire pour des polypes volumineux et même pour enlever des petits cancers débutants du côlon, du rectum, de l’oeosphage ou encore de l’estomac.

Prise en charge des urgences

Il existe un service d’urgences à l’Hopital privé d’Antony qui accueille les patients 24h/24.
> [lien]

Une équipe de 13 gastroenterologues , l’AGEA, assure les urgences endoscopiques 24h/24h.

Un chirurgien est de garde

Un radiologue est de garde

urgences

Ph-métrie

rgo

  • A jeun 2 heures avant.
  • Anesthésie locale des narines.
  • Sonde à usage unique.
  • Fait avec ou sans traitement selon indication.
  • Durée examen de 18 à 24 heures.
  • Sac à dos pour porter le boitier enregistreur.

Recherche la présence d’un RGO non extériorisé se manifestant par une toux chronique, infections ORL répétées (rhino, otites, tracheites, laryngites), réveils nocturnes, ou évalue l’importance ou le contrôle d’un RGO connu.