Imagerie médicale

Maladies et symptômes

Hépatites

hepatiteLes hépatites peuvent être aiguës ou chroniques et provoquer un ictère (jaunisse).

Les hépatites se manifestent le plus souvent par une élévation des enzymes du foie (transaminases)

Les causes sont multiples :  médicamenteuses, virales, dysmétaboliques (diabète, obésité), alcooliques, plus rarement auto immunes.

Les examens complémentaires : biologiques, imagerie et parfois biopsie hépatique permettent d’en faire le diagnostic et proposer le traitement adapté notamment l’arrêt immédiat du médicament potentiellement toxique.

Reflux gastro-oesophagien

rgoLe reflux gastro oesophagien est une pathologie digestive fréquente.

Les principaux symptômes du RGO sont :

  • symptômes typiques : pyrosis, défini par une brûlure rétrosternale ascendante, et les régurgitations acides.
  • symptômes atypiques : symptômes dyspeptiques (douleurs gastriques, nausées, éructations) ou manifestations extradigestives (laryngite postérieure, toux chronique, asthme, douleurs thoraciques ressemblant à un infarctus du myocarde).

Une fibroscopie oesogastroduodénale devient indispensable en cas de :

  • persistance ou de récidive de la symptomatologie
  • un âge supérieur à 50 ans
  • présence de signes de gravité (accrochage alimentaire au cours des repas, amaigrissement, anémie)

La fibroscopie a pour objectif :

  • d’affirmer le diagnostic
  • d’éliminer certains diagnostics différentiels et notamment une pathologie ulcéreuse gastroduodénale, une tumeur oesophagienne, une tumeur gastrique
  • et permet ainsi de guider le traitement

PDFPour en savoir plus

Troubles moteurs de l’oesophage

Il s’agit d’anomalies des contractions de l’œsophage au passage des aliments qui se manifestent le plus souvent par des épisodes de blocages alimentaires. Les 2 formes les plus fréquentes sont « l’ achalasie » et les « spasmes diffus » Pour faire le diagnostic, on réalise une fibroscopie oeso-gastro-duodénale, une manométrie oesophagienne (qui mesure les contractions de l’œsophage et confirme le diagnostic), et le plus souvent un scanner et/ou un TOGD. Le traitement peut reposer soit sur des médicaments soit sur une dilatation de l’œsophage au cours d’une fibroscopie.

Tbl-moteur-oeso_manometrie

Tumeurs de l’oesophage

rgoLes tumeurs œsophagiennes peuvent être bénignes ou malignes.

L’étude ce ces tumeurs se fait par écho-endoscopie digestive.

Les tumeurs bénignes peuvent se développer dans l’épaisseur de la paroi de l’œsophage, à partir de différents composants (léiomyome, schwanome). Elles peuvent également correspondre à des kystes (kyste bronchogénique). On décide d’intervenir en fonction de leur taille, de la gène qu’elles occasionnent ou lorsqu’il existe une incertitude sur un  cancer. Dans les autres cas, une simple surveillance est préconisée.

Les tumeurs malignes correspondent à des cancers dont la gravité dépend de leur nature (adénocarcinome, carcinome épidermoïde ou GIST). Le traitement est décidé en RCP de cancérologie et adapté à chaque patient, en fonction de la nature de la lésion, de l’extension de la lésion et des possibilités de chirurgie de l’oesophage.

Ulcère

Un ulcère digestif correspond à une plaie de la muqueuse digestive, c’est-à-dire du revêtement du tube digestif.
Les ulcères les plus fréquents sont ceux celui de l’estomac et du duodénum, mais tous les segments du tube digestifs peuvent être touchés.
ulcere
Pour mettre en évidence un ulcère, il faut le plus souvent réaliser un examen endoscopique, c’est-à-dire une fibroscopie ou une coloscopie.
Les ulcères bénins se traitent par différents traitements en fonction de leur localisation.

Dans certains cas, les ulcères peuvent se compliquer de saignements ou de perforation nécessitant alors une prise en charge en urgences. Certains ulcères peuvent également correspondre à des cancers. Les biopsies faites pendant l’examen endoscopique permettent  de faire le diagnostic.

 

Gastrite à hélicobacter pylori

Il s’agit d’une inflammation de la paroi de l’estomac par une bactérie, Helicobacter pylori, responsable également des ulcères. Les symptômes peuvent être des douleurs gastriques, des nausées, des difficultés alimentaires. Son diagnostic se fait lors d’une fibroscopie oeso-gastroduodénale avec des biopsies de la paroi gastrique. Le traitement repose sur un traitement anti-acide (inhibiteurs de la pompe à protons ou IPP) et un traitement comportant plusieurs antibiotiques en association pendant 10 jours.

Gastrite-helicobacter-pylori

Tumeurs de l’estomac

Les tumeurs gastriques peuvent se révéler par des douleurs, des difficultés alimentaires, des vomissements ou un saignement dans les selles ou les vomissements. Le diagnostic est fait lors de la fibroscopie oeso-gastro-duodénale qui voit le plus souvent un ulcère irrégulier et permet de faire des biopsies qui confirment qu’il s’agit d’une tumeur. Le bilan comporte ensuite un scanner et parfois un PETscan et/ou une écho-endoscopie. Selon le stade de la tumeur, le traitement repose sur la chimiothérapie et/ou la chirurgie décidé en RCP.

tumeur-estomactumeur-pancreas2

Calcul biliaire et vésiculaire

Un calcul biliaire (ou lithiase biliaire) est un corps cristallin formé par une concrétion de composants normaux ou anormaux de la bile.

Ces calculs se forment le plus souvent dans la vésicule biliaire. Ils sont de tailles variables et sont le plus souvent sans conséquence.  Aucun traitement  ni surveillance n’est alors nécessaire.

Dans certains cas, la présence de ces calculs dans la vésicule biliaire entraîne des complications comme l’infection de la vésicule biliaire (cholécystite), le blocage de la vidange de la vésicule biliaire (colique hépatique) si le calcul se coince dans le canal cystique. Dans d’autre cas, ces calculs peuvent sortir de la vésicule et se coincer dans la voie biliaire principale (canal cholédoque), responsable d’une infection de l’arbre biliaire (angiocholite)  ou un blocage de la vidange du pancréas (pancréatite aigüe).

Lorsque ces complications surviennent, il faut alors retirer la vésicule (cholécystectomie) et décoincer les calculs par des techniques endoscopiques appelées cholangio-pancréatographie endoscopique (CPRE).

calculs-biliaires

 

 

Tumeurs des voies biliaires

Les tumeurs des voies biliaires se révèlent le plus souvent par une jaunisse (ictère), parfois associée à de la fièvre. Pour faire le diagnostic, on réalise un scanner, une IRM des voies biliaires (cholangio-IRM) et le plus souvent une écho-endoscopie et une CPRE qui permettent de localiser précisément la tumeur et de faire des prélèvements (ponction, brossage) qui confirment qu’il s’agit d’une tumeur. Le traitement repose, selon le stade, sur la chirurgie, la chimiothérapie et/ou la mise en place d’une prothèse lors de la CPRE pour déboucher les voies biliaires.

H-tumeur-des-voies-biliaires-vue-en-CPRE

Pancréatite aigüe

La pancréatite aiguë est une inflammation aiguë du pancréas, donnant le plus souvent de violentes douleurs abdominales et des vomissements. Le traitement nécessite le plus souvent une hospitalisation qui peut être longue et la mise à jeun strict pendant quelques jours. Les causes les plus fréquentes sont l’intoxication alcoolique et les calculs biliaires. Le bilan comportera un scanner abdominal et parfois d’autres examens comme une cholangio-IRM ou une écho-endoscopie.

pancreatite-aiguepancréatite aigue grave au scanner

Pancréatite chronique

Il s’agit d’une destruction chronique de la glande pancréatique, le plus souvent due à une intoxication alcoolique chronique mais pouvant exister dans d’autres maladies, génétiques par exemple. Il y a très souvent de multiples calcifications dans le pancréas qui compriment les canaux. Les symptômes sont des douleurs abdominales, des difficultés alimentaires avec parfois des vomissements, parfois une diarrhée et/ou un diabète. Le diagnostic nécessite la réalisation d’un scanner et parfois d’une écho-endoscopie. Le traitement repose sur les médicaments soulageant les douleurs, le traitement du diabète, et plus rarement l’écho-endoscopie et la CPRE pour drainer des kystes ou mettre des prothèses.

pancreatitechroniqueCalcification pancréatique au scanner et sténose du canal de Wirsung en CPRE

Tumeurs du pancréas

Les tumeurs pancréatiques se révèlent, souvent tardivement, par des douleurs abdominales, une fatigue, un amaigrissement, parfois une jaunisse (ictère) ou l’apparition d’un diabète. Le bilan réalisé comporte un scanner et une biopsie de la lésion pour confirmer sa nature tumorale, soit par ponction sous écho-endoscopie soit sous scanner. Le traitement varie suivant le stade et peut comporter de la chimiothérapie, de la chirurgie et la mise en place d’une prothèse biliaire au cours d’une CPRE.
Le type de traitement est décidé en RCP de cancérologie.

tumeur-pancreas

 

Cirrhoses

hepatiteLes cirrhoses sont dues dans la majorité des cas à une consommation excessive d’alcool ou à une hépatite virale chronique. Le diagnostic est fait sur des anomalies biologiques,  à l’imagerie et à l’endoscopie dans l’œsophage et l’estomac.

L’évolution peut être grave marquée par des complications : hémorragie digestive par rupture de varices oesophagiennes, traitée  par une endoscopie en urgence , ascite traitée par diurétiques et ponction d’ascite, troubles neurologiques, cancer du foie (chirurgie/chimiothérapie). Il est rarement possible de recourir à une transplantation hépatique .

Tumeurs du foie

Il faut distinguer les tumeurs bénignes des tumeurs malignes. Cette distinction se fait par le contexte (antécédent du patient, symptômes, mode de révélation de la maladie), les examens radiologiques (échographie, scanner, IRM) et en cas de nécessité (notamment en cas de doute diagnostic) par la biopsie de la tumeur.
hepatite

Les tumeurs bénignes sont principalement représentées par :
- Les kystes
- Les adénomes
- Les angiomes
- Les hyperplasies nodulaires focales

Lorsque le diagnostic est certain dans la majorité des cas aucun traitement n’est recommandé en raison de l’absence d’évolutivité de la lésion.
Les tumeurs bénignes sont :
- les tumeurs primitives avec principalement le carcinome hépatocellulaire, tumeur se développant préférentiellement chez un patient porteur d’une cirrhose.
- les tumeurs secondaires. Il s’agit de métastases d’une tumeur localisée sur un autre.

tumeur-foie

Cancer du côlon

cancer-colonLe cancer colorectal est très fréquent en France, il est le deuxième cancer le plus fréquent chez la femme et le troisième chez l’homme. Le taux de mortalité du cancer colorectal a diminué de 21% en 20 ans. Cette tendance favorable de la mortalité résulte des progrès réalisés dans la détection de la maladie grâce à un diagnostic plus précoce, à l’amélioration de la prise en charge thérapeutique et à une diminution de la mortalité opératoire.

Les symptômes d’alerte sont : présence de sang dans les selles, douleurs abdominales, modification du transit intestinal, anémie, amaigrissement, fatigue.

On peut le dépister en faisant une coloscopie (parfois après avoir fait un test Hemoccult®). La coloscopie permet d’enlever des polypes, qui sont des lésions précancéreuses, au fur et à mesure qu’ils apparaissent. Parfois on fait des coloscopies virtuelles.

La coloscopie permet de faire le diagnostic histologique du cancer.

On décide du traitement en réunion de concertation pluridisciplinaire. Le bilan comprend  entre autres, un scanner, parfois un Petscan.

Le traitement du cancer du côlon peut être endoscopique (mucosectomie, polypectomie) à des stades très précoces ou, dans la grande majorité des cas,  nécessiter une chirurgie du côlon. Parfois il est nécessaire de faire une chimiothérapie.
cancer-colon2

Cancer du rectum

cancer-rectumLe cancer colorectal est très fréquent en France, il est le deuxième cancer le plus fréquent chez la femme et le troisième chez l’homme. Le taux de mortalité du cancer colorectal a diminué de 21% en 20 ans. Cette tendance favorable de la mortalité résulte des progrès réalisés dans la détection de la maladie grâce à un diagnostic plus précoce, à l’amélioration de la prise en charge thérapeutique et à une diminution de la mortalité opératoire.

Les symptômes d’alerte sont : présence de sang dans les selles, douleurs abdominales, modification du transit intestinal, anémie, amaigrissement, fatigue.

On peut le dépister en faisant une coloscopie  (parfois après avoir fait un test Hemoccult ®). La coloscopie permet d’enlever des polypes, qui sont des lésions précancéreuses, au fur et à mesure qu’ils apparaissent. Parfois on fait des coloscopies virtuelles.

La coloscopie permet de faire le diagnostic histologique du cancer.

Le cancer du rectum peut être parfois  enlevé au cours d’une coloscopie (mucosectomie) mais nécessite, dans la grande majorité des cas, une chirurgie du rectum.

On décide du traitement en réunion de concertation pluridisciplinaire. Le bilan comprend, entre autres, un scanner, une IRM  pelvienne de diffusion, une Echo-endoscopie basse et parfois un Petscan.
Un traitement radiothérapie et/ou chimiothérapie peut être nécessaire.

cancer-rectum2

 

Maladies inflammatoires

Les maladies inflammatoires de l’instestin (MICI), sont des maladies chroniques qui touchent le côlon et/ou tout le tube digestif jusqu’à l’anus et qui entrainent une inflammation chronique de ces derniers.

On en distingue deux types principaux, la maladie de Crohn et la rectocolite hémorragique (RCH). Le diagnostic est fait grâce à une coloscopie ou une Fibroscopie et parfois grâce à  une vidéocapsule de l’intestin grêle ou encore une entro-IRM.

Le traitement peut parfois nécessiter une chirurgie du côlon ou de l’intestin grêle et parfois de l’anus. On peut aussi avoir recours à des traitements anti TNF alpha qui peuvent se faire en hospitalisation de très courte durée.

Nous décidons de tous les traitements en réunion de concertation pluridisciplinaire MICI.

maladies-inflamatoires

Diverticules

Les diverticules du colon sont les témoins d’un dysfonctionnement du colon. Il s’agit d’une maladie bénigne et fréquente, notamment dans nos sociétés occidentales. Le plus souvent, ces diverticules ne donnent aucun symptôme.

Ces diverticules peuvent quelquefois se compliquer, entraînant des saignements, mais surtout des infections appelées alors « Diverticulites » ou « Sigmoïdite diverticulaire ».Ces infections se refroidissent le plus souvent grâce à un traitement médical antibiotique. Mais des complications plus graves peuvent survenir : Abcès, perforations. Ces complications graves peuvent aboutir à une opération chirurgicale en urgence.

Les poussées infectieuses peuvent récidiver une à plusieurs fois. Dans ces cas, il peut y avoir une indication à faire une opération chirurgicale à froid pour mettre le patient à l’abri de nouvelles poussées ou de nouvelles complications.

diverticules

Hernies

Une hernie est l’issue, à travers la paroi abdominale d’une partie du contenu abdominal.

Elle se manifeste généralement par une tuméfaction molle, majorée par la position debout et les efforts, notamment à la toux.  Une fois constituée, la hernie augmente progressivement de volume et devient gênante. La réparation d’une hernie se fait, chez l’adulte, avec  un voile de tissu synthétique, au cours d’une intervention chirurgicale souvent réalisable dans la journée, en ambulatoire. Les améliorations techniques visent à réduire les récidives et les douleurs chroniques. L’étranglement herniaire (la hernie devient irréductible et très douloureuse), rare mais grave, impose une opération de toute urgence.

PDFFiche-hernie.pdf

diverticules

Tumeurs neuroendocrines

Les tumeurs neuro-endocrines (TNE) correspondent à un groupe de tumeurs caractérisées par leur capacité à sécréter des hormones. Lorsqu’elles sont digestives, elles peuvent se développer  sur l’ensemble du tube digestif mais aussi dans la pancréas .

On en fait le diagnostic en endoscopie à l’aide de biopsies ou par ponction du pancréas  en Echo endoscopie ou encore par ponction sous scanner. Ces tumeurs sont rares, elles peuvent être traitées par endoscopie par  chirurgie  et /ou chimiothérapie.

Le type de traitement  est déterminé en réunion de concertation pluridisciplinaire.

Hémorroïdes

hemaorroidesCe sont des varices de l’anus.

Elles provoquent des saignements et des douleurs. Elles ne font que s’aggraver avec le temps, la constipation, certains excès alimentaires  et avec les grossesses.

Elles nécessitent au début un traitement médical, mais à partir d’un certain stade, elles ne peuvent être guéries que par un traitement chirurgical. Celui-ci a mauvaise réputation, mais de nouvelles techniques sont aussi efficaces et beaucoup moins contraignantes et douloureuses.

Abcès

Les infections de l’anus sont dues à des infections de petites glandes situées à ce niveau.

Elles entraînent  des infections aiguës avec des abcès ou bien des infections plus torpides qui creusent des petites galeries (fistules), traversent le sphincter et s’extériorisent par un orifice plus ou moins proche de l’anus.

Ces infections ne peuvent guérir que par une opération chirurgicale qui doit traiter à la fois l’infection et la traversée sphinctérienne. Cela peut même parfois nécessiter une deuxième opération quelques semaines plus tard.

Fissures

Ce sont des déchirures au niveau de l’anus qui sont dues le plus souvent à un conflit entre un sphincter hypertonique et de grosses selles dures en période de constipation notamment. Elles sont très douloureuses, la douleur survenant  brutalement au moment de la déchirure et se reproduisant à chaque exonération.

Le traitement est médical avec des calmants, des laxatifs et des soins locaux aboutissant à la cicatrisation de la fissure anale.

Dans certains cas, la fissure ne cicatrise pas ou récidive, aboutissant à une véritable fissure chronique. Le traitement est alors chirurgical.

Cancer de l’anus

Les tumeurs de l’anus peuvent être bénignes (polypes, condylomes) ou malignes (carcinome épidermoïde). Elles se manifestent par une gêne voire une douleur, un saignement (rectorragie), une induration au toucher. L’examen clinique nécessite une anuscopie qui peut se faire lors de la consultation, avec éventuellement réalisation de biopsies. Le traitement est chirurgical par voie endoanale dans la majorité des lésions bénignes. Le traitement des tumeurs malignes repose essentiellement sur la radiothérapie.