Maladies et symptômes

Intestin

Cancer du côlon

cancer-colonLe cancer colorectal est très fréquent en France, il est le deuxième cancer le plus fréquent chez la femme et le troisième chez l’homme. Le taux de mortalité du cancer colorectal a diminué de 21% en 20 ans. Cette tendance favorable de la mortalité résulte des progrès réalisés dans la détection de la maladie grâce à un diagnostic plus précoce, à l’amélioration de la prise en charge thérapeutique et à une diminution de la mortalité opératoire.

Les symptômes d’alerte sont : présence de sang dans les selles, douleurs abdominales, modification du transit intestinal, anémie, amaigrissement, fatigue.

On peut le dépister en faisant une coloscopie (parfois après avoir fait un test Hemoccult®). La coloscopie permet d’enlever des polypes, qui sont des lésions précancéreuses, au fur et à mesure qu’ils apparaissent. Parfois on fait des coloscopies virtuelles.

La coloscopie permet de faire le diagnostic histologique du cancer.

On décide du traitement en réunion de concertation pluridisciplinaire. Le bilan comprend  entre autres, un scanner, parfois un Petscan.

Le traitement du cancer du côlon peut être endoscopique (mucosectomie, polypectomie) à des stades très précoces ou, dans la grande majorité des cas,  nécessiter une chirurgie du côlon. Parfois il est nécessaire de faire une chimiothérapie.
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Cancer du rectum

cancer-rectumLe cancer colorectal est très fréquent en France, il est le deuxième cancer le plus fréquent chez la femme et le troisième chez l’homme. Le taux de mortalité du cancer colorectal a diminué de 21% en 20 ans. Cette tendance favorable de la mortalité résulte des progrès réalisés dans la détection de la maladie grâce à un diagnostic plus précoce, à l’amélioration de la prise en charge thérapeutique et à une diminution de la mortalité opératoire.

Les symptômes d’alerte sont : présence de sang dans les selles, douleurs abdominales, modification du transit intestinal, anémie, amaigrissement, fatigue.

On peut le dépister en faisant une coloscopie  (parfois après avoir fait un test Hemoccult ®). La coloscopie permet d’enlever des polypes, qui sont des lésions précancéreuses, au fur et à mesure qu’ils apparaissent. Parfois on fait des coloscopies virtuelles.

La coloscopie permet de faire le diagnostic histologique du cancer.

Le cancer du rectum peut être parfois  enlevé au cours d’une coloscopie (mucosectomie) mais nécessite, dans la grande majorité des cas, une chirurgie du rectum.

On décide du traitement en réunion de concertation pluridisciplinaire. Le bilan comprend, entre autres, un scanner, une IRM  pelvienne de diffusion, une Echo-endoscopie basse et parfois un Petscan.
Un traitement radiothérapie et/ou chimiothérapie peut être nécessaire.

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Maladies inflammatoires

Les maladies inflammatoires de l’instestin (MICI), sont des maladies chroniques qui touchent le côlon et/ou tout le tube digestif jusqu’à l’anus et qui entrainent une inflammation chronique de ces derniers.

On en distingue deux types principaux, la maladie de Crohn et la rectocolite hémorragique (RCH). Le diagnostic est fait grâce à une coloscopie ou une Fibroscopie et parfois grâce à  une vidéocapsule de l’intestin grêle ou encore une entro-IRM.

Le traitement peut parfois nécessiter une chirurgie du côlon ou de l’intestin grêle et parfois de l’anus. On peut aussi avoir recours à des traitements anti TNF alpha qui peuvent se faire en hospitalisation de très courte durée.

Nous décidons de tous les traitements en réunion de concertation pluridisciplinaire MICI.

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Diverticules

Les diverticules du colon sont les témoins d’un dysfonctionnement du colon. Il s’agit d’une maladie bénigne et fréquente, notamment dans nos sociétés occidentales. Le plus souvent, ces diverticules ne donnent aucun symptôme.

Ces diverticules peuvent quelquefois se compliquer, entraînant des saignements, mais surtout des infections appelées alors « Diverticulites » ou « Sigmoïdite diverticulaire ».Ces infections se refroidissent le plus souvent grâce à un traitement médical antibiotique. Mais des complications plus graves peuvent survenir : Abcès, perforations. Ces complications graves peuvent aboutir à une opération chirurgicale en urgence.

Les poussées infectieuses peuvent récidiver une à plusieurs fois. Dans ces cas, il peut y avoir une indication à faire une opération chirurgicale à froid pour mettre le patient à l’abri de nouvelles poussées ou de nouvelles complications.

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Hernies

Une hernie est l’issue, à travers la paroi abdominale d’une partie du contenu abdominal.

Elle se manifeste généralement par une tuméfaction molle, majorée par la position debout et les efforts, notamment à la toux.  Une fois constituée, la hernie augmente progressivement de volume et devient gênante. La réparation d’une hernie se fait, chez l’adulte, avec  un voile de tissu synthétique, au cours d’une intervention chirurgicale souvent réalisable dans la journée, en ambulatoire. Les améliorations techniques visent à réduire les récidives et les douleurs chroniques. L’étranglement herniaire (la hernie devient irréductible et très douloureuse), rare mais grave, impose une opération de toute urgence.

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Tumeurs neuroendocrines

Les tumeurs neuro-endocrines (TNE) correspondent à un groupe de tumeurs caractérisées par leur capacité à sécréter des hormones. Lorsqu’elles sont digestives, elles peuvent se développer  sur l’ensemble du tube digestif mais aussi dans la pancréas .

On en fait le diagnostic en endoscopie à l’aide de biopsies ou par ponction du pancréas  en Echo endoscopie ou encore par ponction sous scanner. Ces tumeurs sont rares, elles peuvent être traitées par endoscopie par  chirurgie  et /ou chimiothérapie.

Le type de traitement  est déterminé en réunion de concertation pluridisciplinaire.

Colopathie fonctionnelle

Motif fréquent de consultation, la constipation peut être définie comme une insatisfaction lors de la défécation, due soit à des selles peu fréquentes, soit à une difficulté pour exonérer, soit les deux. Des critères diagnostiques simples ont été proposés : moins de trois selles par semaine ; l’existence de selles dures et/ou des difficultés d’évacuation. Les difficultés pour exonérer comprennent les efforts de poussée, la sensation d’une gène au passage des selles ou d’une évacuation incomplète, l’émission de selles dures, un temps d’exonération anormalement prolongé ou l’utilisation de manœuvres digitales. Une durée d’évolution de plus de 6 mois des symptômes affirment le caractères chronique de la constipation.
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Devant une constipation chronique l’objectif du bilan est :
- De rechercher des signes d’alarme imposant la recherche d’une lésion colique
- De rechercher une éventuelle cause extra digestive, sans omettre les prises médicamenteuses à l’origine d’une constipation
- D’évaluer le retentissement sur la qualité de vie
- De proposer une thérapeutique associant des régles hygiéno-diététiques adaptées et un traitement médicamenteux

Quels sont les signes d’alerte devant une constipation ?
Les principaux signes d’alerte sont :
- Survenue des symptômes aprs 50 ans
- Aggravation d’une constipation chronique sans cause évidente
- Rectorragies
- Anémie
- Recherche de sang dans les selles positive
- Perte de poids
- Constipation sévre, persistante ne répondant pas au traitement
- Antécédent personnel de cancer gynécologique

La présence de l’un de ces signes impose une exploration colique, la coloscopie étant l’examen de première intention, la coloscopie virtuelle ne doit être envisagée qu’en cas d’impossibilité de la coloscopie optique.

Quelles sont les causes non coliques de constipation à rechercher systématiquement ?
Il s’agit principalement de cause :
- Endocrinienne ou métabolique: diabte, hypothyroidie, hypercalcémie, insuffisance rénale chronique
- Certaines maladies neurologiques : maladie de Parkinson, certaines pathologies médullaires, neuropathies périphériques, AVC, SEP
- Médicamenteuses : analgésiques, antidépresseurs, antihypertenseur, anti diarrhéiques.
- D’autres pathologies comme dépression, démence, psychose
- La grossesse, le sujet agé

Quels traitements de premire intention ?
En premier lieu doit être recommandée la mise en place de régles hygiéno-diététiques. Il s’agit surtout de l’augmentation de la ration en fibres alimentaires. Les fibres alimentaires augmentent la fréquence, améliorent la consistance des selles et diminuent la consommation de laxatifs. Leurs effets sont moins prononcés en cas de constipation distale et leur délai d’action est plus long que celui des laxatifs. L’augmentation de la quantité de fibres alimentaires doit être progressive, étalée sur 8 à 10 jours en deux prises quotidiennes afin d’éviter les ballonnements, pour atteindre une dose de 15 à 40 grammes par jour. Il faut privilégier les fibres de céréales (son de blé, pain au son) et les légumes et fruits secs (lentilles, pruneaux, haricots secs) qui sont bien tolérés sauf en cas de syndrome de l’intestin irritable associé. Le bénéfice de l’activité physique et l’augmentation de la ration hydrique quotidienne sur la constipation n’est pas démontré. Le traitement médicamenteux repose en première intention sur les laxatifs osmotiques, plus rarement sur les laxatifs de lest de type mucilage.

LES REFLEXES
Rechercher une complication devant une constipation chronique dont le fécalome Ne pas méconnaitre le tableau d’une fausse diarrhée chez un patient constipé chronique Ne pas prescrire de laxatifs stimulants Référence Recommandations pour la pratique clinique dans la prise en charge et le traitement de la constipation chronique de l’adulte.
Gastroenterol Clin Biol 2007;31:125-135 Docteur Guy Scemama. Hôpital privé d’Antony